Bilan Lucis avis : mes résultats sur 144 biomarqueurs, lus par un coach sportif

25/07/2026

Bilan Lucis avis : mes résultats sur 144 biomarqueurs, lus par un coach sportif

J'ai fait le bilan Lucis Care à mes frais en octobre 2026, et j'en suis satisfait. Voici mes valeurs, ce qu'elles changent à mon entraînement de coach sportif, et à qui je conseille ce type de bilan.

Alexis Glomeron · Coach sportif à Paris, Master 2 STAPS · Bilan payé au tarif plein, zéro affiliation · 25 min de lecture (4 min pour l'avis) · Mis à jour le 1er novembre 2026

Le 9 octobre 2026, j'ai fait mon bilan Lucis, formule Care, payé 490 € au tarif plein, sans code promo. Je n'ai aucun partenariat avec Lucis ni aucun lien d'affiliation. Trois semaines plus tard, j'avais 144 marqueurs, un score, un âge biologique et un rapport commenté, et j'en suis globalement très satisfait. Je vous montre mes valeurs, ce qu'elles changent concrètement à mon entraînement, et ce que dit la recherche sur l'intérêt de ce type de bilan quand on fait du sport : pour qui il est utile, dans quel contexte, et quand il ne l'est pas. Je les lis en coach sportif diplômé en sciences du sport, avec la limite que cela suppose : une valeur qui pose une question de santé part chez mon médecin traitant.

Bilan Lucis : mon avis en bref

 

Le bilan Lucis est un bon outil, et je le referai. La prise de sang se fait dans un vrai laboratoire d'analyses, le panel est large, et le rapport transforme 144 valeurs brutes en un document lisible, système par système, avec un assistant qui répond aux questions. Mes résultats sont bons dans l'ensemble, ce qui fait plaisir, et ils me laissent quelques pistes d'amélioration.

Ce qu'un bilan comme celui-ci m'apporte en tant que coach est plus étroit que ce qu'il contient. Sur 144 marqueurs, une poignée seulement change une décision d'entraînement : le fer, la vitamine D, et la CK à condition de la lire avec une grille de sportif. Le reste renseigne sur la santé, et se discute avec un médecin. J'en tire trois décisions de programmation, détaillées en section 03.

✓ Points forts

  • Un prélèvement dans un laboratoire de biologie médicale accrédité par le Cofrac (Eurofins, Paris 15e).
  • 144 marqueurs dans la formule Care, issus du sang, de l'urine et de la salive, dont le cortisol au réveil, rarement proposé ailleurs.
  • Un rapport clair et pédagogique, organisé en dix systèmes, et un assistant, Lumi, prudent et assez complet.
  • Un âge biologique calculé par une méthode publiée, que j'ai pu refaire moi-même et retrouver à peu près.
  • Un second bilan inclus dans la formule Care, qui permet de suivre une évolution plutôt qu'une photo.

– Limites

  • 22 jours entre la prise de sang et le rapport complet.
  • Pas de consultation médicale incluse : la téléconsultation est une option à 80 €.
  • Des zones « optimales » propres à Lucis, plus exigeantes que les normes du laboratoire, à lire comme une cible et non comme une alerte.
  • Un prix qui se justifie surtout si l'on fait le second bilan.

Pour qui. Je le conseille à un sportif régulier qui a une question précise (une fatigue qui dure, un gros volume d'endurance, une reprise), à une sportive d'endurance pour qui le fer est un vrai sujet, et à toute personne qui fera le second bilan pour comparer. Je le conseille moins à quelqu'un qui le fait « pour voir », sans question ni médecin pour en discuter : plus on dose de marqueurs, plus on trouve de valeurs hors norme par simple hasard (section 05).

Les formules Lucis : ce que comprend chacune

 
  Discovery Care (testé)
Prix 190 € par an 490 € par an
Bilans 1 2, à 6 mois d'écart
Marqueurs environ 60 110 et plus (144 chez moi)
Prélèvements sang sang, urine, salive
Prise de sang en laboratoire en laboratoire
Rapport et Lumi oui oui
Médecin option, 80 € option, 80 €
Abonnement reconduit chaque année reconduit chaque année

Prix et contenu relevés le 1er novembre 2026.

Discovery donne une photo. Care donne deux photos à six mois d'écart, et c'est la comparaison entre les deux qui renseigne le plus, pour le coach comme pour le médecin. Si vous hésitez, je pense que le second bilan justifie la différence de prix. Pensez à noter la date de reconduction de l'abonnement dans votre agenda.

Avertissement médical

Cet article ne remplace aucun avis médical. Je ne suis pas médecin : je suis coach sportif, titulaire d'un Master 2 STAPS (Paris Descartes) et certifié Precision Nutrition Level 1. Les valeurs publiées ici sont les miennes et ne valent que pour moi. Un résultat hors plage dans votre propre bilan se discute avec votre médecin traitant ou un médecin du sport. Lucis est un service de prévention : ses résultats ne constituent pas un diagnostic médical.

Mes résultats Lucis : 144 marqueurs, et deux façons de les lire

 

Mon rapport compte 144 marqueurs : 76 classés « optimaux », 57 « normaux », 2 « limites » et 9 « hors plage ». Score global : 85 sur 100, « base solide ». Âge biologique : 24 ans, pour 34 ans d'âge réel (section 07). Prise de sang le 9 octobre 2026 à 8 h 17, à jeun depuis environ 12 heures.

Deux précisions avant de lire mes chiffres. Je prends des compléments au quotidien (vitamine D, oméga-3, magnésium, zinc, créatine, et de l'ashwagandha certains jours de grosse charge), tous arrêtés 3 jours avant le prélèvement : plusieurs valeurs reflètent cette supplémentation, et la liste complète est en section 06. Et le matin même, j'avais encadré une séance puis pédalé jusqu'au laboratoire, ce qui compte pour la lecture de la CK.

En juillet, avant d'avoir mes résultats, j'avais retenu 9 marqueurs qui intéressent un coach sportif. Pour chacun, le tableau donne deux lectures : la référence imprimée sur le compte rendu du laboratoire, et le classement de Lucis.

Marqueur Ma valeur Référence du laboratoire Classement Lucis Les deux lectures
Vitamine D (25-OH) 42,5 ng/mL 30 à 100 (suffisant) optimal (40 à 60) concordent
Ferritine 299 µg/L 30 à 400 normal (optimal 75 à 150) Lucis vise plus bas
CRP ultrasensible 0,26 mg/L < 1 (risque faible) optimal (< 0,5) concordent
Profil lipidique HDL 0,48 g/L · LDL 1,11 g/L · ApoB 0,87 g/L HDL sous le seuil (> 0,60), le reste dans les références HDL normal (optimal 0,60 à 0,80), ApoB au-dessus de l'optimal diffèrent, dans les deux sens
Testostérone totale 25,26 nmol/L 8,33 à 30,19 normal (optimal environ 27,8 à 34,7) Lucis vise plus haut
HbA1c · HOMA 5,4 % · 1,65 4,0 à 6,0 · 0,77 à 2,26 optimal · normal (optimal 0,5 à 1) Lucis vise plus bas sur le HOMA
Cortisol salivaire au réveil 8 puis 16 nmol/L (hausse de 97 %) hausse de 50 à 120 % optimal concordent
TSH 1,12 mUI/L 0,35 à 4,94 optimal (1 à 2) concordent
CK 224 U/L 30 à 200 hors plage concordent (hors plage)

Prélèvement du 9 octobre 2026, laboratoire Eurofins CEF Front de Seine. Valeurs retapées depuis le compte rendu du laboratoire. Sur mobile, faites défiler le tableau horizontalement.

Cinq marqueurs sur neuf sont lus de la même façon. Quatre sont lus différemment, et pas toujours dans le même sens : Lucis vise plus bas que le laboratoire sur la ferritine et le HOMA, plus haut sur la testostérone, et il est plus tolérant sur le HDL.

Une norme et une cible : pourquoi les deux lectures diffèrent

La plage de référence d'un laboratoire est construite pour encadrer environ 95 % d'une population en bonne santé. Elle dit si une valeur est habituelle, pas si elle est idéale. C'est la grille que lit votre médecin, avec votre contexte clinique en plus.

Lucis ajoute une seconde couche. Quand j'ai demandé à Lumi pourquoi mon HDL était « normal » alors que le laboratoire le signalait, il m'a expliqué que Lucis lit chaque marqueur avec deux grilles : une grille « médicale », proche de celle des laboratoires, et une grille « longévité », plus étroite, qui définit la zone optimale. Le seuil de 0,60 g/L de mon HDL est la borne basse de cette zone longévité.

Quatre marqueurs, deux lectures

Plage du laboratoire (bande haute)Zone optimale Lucis (bande basse)Ma valeur

Testostérone totale (nmol/L)

 
 
 

Ma valeur : 25,26 · laboratoire : 8,33 à 30,19 · Lucis optimal : environ 27,8 à 34,7

Ferritine (µg/L)

 
 
 

Ma valeur : 299 · laboratoire : 30 à 400 · Lucis optimal : 75 à 150

HOMA

 
 
 

Ma valeur : 1,65 · laboratoire : 0,77 à 2,26 · Lucis optimal : 0,5 à 1

HDL (g/L)

 
 
 

Ma valeur : 0,48 · laboratoire : au-dessus de 0,60 · Lucis optimal : 0,60 à 0,80

Les deux grilles ne se contredisent pas : elles ne répondent pas à la même question. Le biologiste Michael Nagler a décrit quatre façons de définir une valeur « normale » : l'intervalle de référence d'une population, celui d'un groupe particulier, un seuil de risque, ou un seuil à partir duquel un traitement a montré un bénéfice (Nagler, Hämostaseologie, 2020). Son exemple parle à un coach : une ferritine à 100 sert de seuil de carence chez l'insuffisant cardiaque, parce que des essais y ont montré un bénéfice, alors qu'elle n'a pas ce sens chez une coureuse en bonne santé. Le laboratoire répond à la question « cette valeur est-elle habituelle ? ». Lucis répond à « est-elle dans la cible que nous visons pour vieillir en bonne santé ? ».

Pour lire votre propre rapport, je retiens une règle simple. Une valeur « normale, non optimale » chez Lucis, mais dans la plage du laboratoire, n'est pas une alerte : c'est une piste, que l'on suit au bilan suivant. Une valeur hors de la plage du laboratoire mérite d'être regardée avec son contexte (section 04), et si elle pose une question de santé, avec un médecin.

Comme coach, ce qui m'intéresse est ce que ces chiffres changent à mon entraînement.

Vous avez fait un bilan et vous ne savez pas quoi en faire pour votre entraînement ?

Je fais le point avec vous lors d'un bilan complet à domicile, à Paris.

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Ce que mon bilan change à ma programmation

 

Sur 144 marqueurs, peu changent une décision d'entraînement, et le savoir évite de se noyer dans un rapport. Une revue sur les biomarqueurs du sportif propose un suivi en six catégories (santé métabolique, hydratation, état musculaire, endurance, blessure, inflammation), mais ses auteurs écrivent eux-mêmes qu'aucun marqueur isolé ne dit si un sportif est récupéré, et que la variabilité d'une personne à l'autre est forte (Lee et al., Journal of Strength and Conditioning Research, 2017). Précision utile : l'une des autrices travaille pour Quest Diagnostics, un laboratoire américain qui vend ce type de bilan. Même les plus favorables au suivi biologique restent donc prudents.

Je range mes marqueurs en deux groupes : ceux qui peuvent changer ma programmation, et ceux qui m'intéressent sans la changer.

Le fer : la marge que j'ai, et que beaucoup de sportives n'ont pas

C'est le marqueur où un bilan change le plus souvent une décision. La carence en fer touche environ 15 à 35 % des sportives selon les études, contre 5 à 11 % des sportifs (Sim et al., European Journal of Applied Physiology, 2019). Les spécialistes la décrivent en trois stades : des réserves entamées dès que la ferritine passe sous environ 35 µg/L, une carence sans anémie sous environ 20 µg/L, puis l'anémie. Les seuils varient selon les auteurs, et la ferritine monte avec l'inflammation, ce qui peut masquer une carence : on la lit toujours avec la CRP.

Ma ferritine est à 299 µg/L, avec une CRP très basse (0,26 mg/L) : mes réserves ne limitent pas mon entraînement d'endurance. Lucis la classe « normale » plutôt qu'« optimale », sa cible allant de 75 à 150 µg/L. Rien dans les études que j'ai lues n'indique qu'une ferritine haute change quoi que ce soit à la performance, et je ne tire de ce chiffre aucune conclusion de santé : il ira chez mon médecin avec le reste du bilan.

Chez mes clientes, le fer est un sujet beaucoup plus concret. Le cas suivant le montre.

Cas client · PB, 51 ans, Paris 16e

PB s'entraîne deux fois par semaine avec moi et court le dimanche. En mars 2026, elle me parle d'une fatigue qui dure depuis 8 à 10 mois et d'un plateau de quatre mois : squat autour de 50 kg, développé couché autour de 32 kg. Elle avait fait un bilan grand public deux mois plus tôt : ferritine à 18 µg/L, CRP ultrasensible à 4,2 mg/L, vitamine D à 16 ng/mL, et des règles devenues plus abondantes. Je lui ai demandé de voir son médecin traitant avant tout complément. Le médecin a complété le bilan, posé le diagnostic, prescrit du fer et de la vitamine D, et prévu un contrôle. De mon côté, j'ai réduit le footing du dimanche pendant 8 semaines, gardé le travail de force avec une semaine de décharge régulière, et travaillé avec elle sur le sommeil et sur la place du café et du thé autour des prises de fer.

À 14 semaines (juillet 2026)

18 → 62 µg/L

ferritine

16 → 32 ng/mL

vitamine D

4,2 → 0,9 mg/L

CRP ultrasensible

50 → 62 kg

squat

32 → 39 kg

développé couché

Le bilan a soulevé la question, le médecin a posé le diagnostic, l'entraînement s'est adapté autour. Ce cas illustre un profil et ne garantit aucun résultat. Mon accompagnement dans ce quartier est présenté sur la page Coach sportif Paris 16.

La vitamine D : corriger un manque, pas viser un chiffre

Ma vitamine D est à 42,5 ng/mL : « suffisante » pour le laboratoire (30 à 100), « optimale » pour Lucis (40 à 60). Ce chiffre dit ce que donne ma supplémentation à la sortie de l'été (2 000 UI un jour sur deux), pas mon statut naturel. En juillet, j'avais prédit un statut probablement insuffisant à Paris en automne : la prédiction est démentie, grâce au complément.

La revue d'Owens et al. (Sports Medicine, 2018) présente la vitamine D comme un besoin de base : son intérêt pour le sportif tient à l'os, au muscle et au risque d'infection. Les seuils de carence restent débattus entre spécialistes, et les auteurs mettent en garde contre les supplémentations à forte dose généralisées dans le sport. Une zone « optimale » sur un compte rendu est donc une convention.

Une déduction de ma part, à partir de cette revue : la forme dosée met trois à quatre semaines à baisser de moitié, et il faut donc plusieurs mois pour qu'elle se stabilise après un changement de dose ou d'ensoleillement. La redoser moins de trois mois après un changement a peu de sens. Comme chaque hiver, j'augmente ma dose de novembre à avril, et j'en parle à mon médecin avec ce résultat. Lumi propose de lui-même de remesurer en février ou en mars, ce qui me semble le bon moment.

La CK : une grille de sportif pour un sportif

La créatine kinase (CK) est une enzyme du muscle qui passe dans le sang quand les fibres sont sollicitées. La mienne est à 224 U/L, au-dessus de la borne du laboratoire (200 U/L), et Lucis la classe « hors plage ». Les deux grilles sont construites sur la population générale. Chez 483 sportifs prélevés au fil de leur saison, la norme va jusqu'à environ 1 083 U/L, et chez des footballeurs jusqu'à 1 492 U/L (Mougios, British Journal of Sports Medicine, 2007). Ma CK est banale pour quelqu'un qui s'est entraîné la veille, a encadré une séance le matin et a pédalé jusqu'au laboratoire.

Ce que la CK ne dit pas : si je suis récupéré, ni ce que doit être ma séance suivante. Elle me sert surtout à préparer correctement le prochain bilan (décision n°1 ci-dessous).

Ce qui m'intéresse sans changer mon plan

Cortisol et testostérone. Mon cortisol au réveil (8 puis 16 nmol/L, une hausse de 97 %) et ma testostérone totale (25,26 nmol/L, soit environ 728 ng/dL) sont dans les normes du laboratoire. Ça rassure, mais ça ne pilote rien. Le consensus européen et américain sur le surentraînement, cosigné par la Française Martine Duclos, conclut qu'aucun dosage hormonal, ni aucun autre marqueur, ne permet à lui seul de dire qu'un sportif en fait trop (Meeusen et al., Medicine and Science in Sports and Exercise, 2013). Face à une fatigue qui dure, le bilan sert à écarter une cause, comme un manque de fer, de magnésium ou d'énergie. Pour la gestion de la charge, j'ai mieux : les séances, le sommeil et les sensations. Le lien entre alimentation, testostérone et cortisol est traité dans Glucides, testostérone et cortisol. Sur les seuils de testostérone et l'effet de la méthode de dosage, voyez Testostérone homme 40 ans.

TSH. La mienne est à 1,12 mUI/L, dans les deux grilles. C'est surtout un bon exemple de la prudence qu'il faut pour comparer deux bilans : d'une semaine à l'autre, la TSH d'un adulte en bonne santé varie en moyenne de près de 18 %, sans aucune raison médicale (Bottani et al., Clinical Chemistry and Laboratory Medicine, 2022). Calcul de ma part, à partir de ce chiffre : il faudrait qu'elle varie d'environ 50 % entre deux bilans pour que l'écart dépasse ce bruit biologique, et davantage encore en tenant compte de l'imprécision de la mesure.

HbA1c et HOMA. Mon HbA1c est à 5,4 % et mon HOMA à 1,65, dans la plage du laboratoire. Ces deux marqueurs renseignent sur la santé métabolique. Ils ne changent rien à ma programmation : une valeur qui interroge se discute avec un médecin, pas avec son coach.

CRP et lipides. Ma CRP très basse ne montre aucune inflammation au moment du prélèvement, et elle me sert surtout à lire ma ferritine. Mon HDL est sous le seuil du laboratoire et « normal » pour Lucis : l'évaluation du risque cardiovasculaire dépend de variables qu'un bilan sanguin ne contient pas, et elle revient au médecin.

Mes trois décisions de programmation

Mes trois décisions de programmation

1

Le retest se fera dans une semaine allégée, sans aucun effort les 48 heures d'avant.

Ma CK, mes lymphocytes et mes protides ont été influencés par la séance et le trajet à vélo du matin : j'ai mesuré mon entraînement autant que ma santé. En avril 2027, le prélèvement tombera sur la semaine de décharge de mon cycle, sans séance intense dans les 48 à 72 heures précédentes, et j'irai au laboratoire en transports. Je noterai ce que j'ai fait les trois jours d'avant.

2

Je règle ma charge sur un carnet de terrain, pas sur mes hormones.

Chaque semaine jusqu'au retest, je note l'effort perçu de chaque séance (échelle de 1 à 10), la qualité de mon sommeil et une charge de référence sur un exercice témoin, le squat. Si la performance baisse et que la fatigue dure plus de deux semaines malgré une décharge, je ne refais pas mes hormones : je consulte pour écarter une cause, comme le fer, le magnésium ou un manque d'énergie.

3

Mes réserves en fer me laissent augmenter mon volume d'endurance, et je pose la question du fer aux sportives que j'accompagne.

Avec une ferritine à 299 µg/L, mon volume de vélo et de cardio peut augmenter cet hiver sans surveillance particulière. Chez une coureuse ou une cycliste qui me parle d'une fatigue inexpliquée ou d'un plateau, je fais désormais ce que j'ai fait avec PB : orientation vers son médecin pour un dosage de la ferritine avant de toucher au plan. J'ajoute la question à mon bilan complet d'admission : fatigue qui dure, règles abondantes, alimentation végétarienne.

Lire une évolution, pas une valeur

Un marqueur varie d'un prélèvement à l'autre chez une même personne, sans que rien n'ait changé : la ferritine, le cortisol, la TSH le font tous, à des degrés différents. Un écart entre deux bilans ne veut rien dire tant qu'il reste dans cette marge. C'est pour cela que Lee et ses collègues recommandent de suivre l'évolution d'une même personne plutôt qu'une valeur ponctuelle, et de choisir le moment du bilan : une période de charge élevée, une reprise après blessure, un changement de programme. Pour moi, c'est la principale raison de faire le second bilan de la formule Care, dans les mêmes conditions que le premier.

Mes valeurs hors plage, et pourquoi elles ne m'inquiètent pas

 

Neuf marqueurs « hors plage » sur 144, cela peut impressionner à la première lecture. Un calcul de ma part remet ce chiffre à sa place. Une plage de référence encadre environ 95 % des personnes en bonne santé : chaque marqueur a donc à peu près une chance sur vingt de sortir de la plage par simple hasard. Sur 144 marqueurs, on en attend environ 7 hors plage chez une personne en parfaite santé, et la probabilité d'en avoir au moins un dépasse 99 %. C'est un ordre de grandeur, pas un chiffre d'étude, parce que beaucoup de marqueurs sont liés entre eux. Un biologiste de Vancouver, Holmes, publie le même raisonnement : sur un bilan de 20 paramètres, une personne sans aucune anomalie a environ deux chances sur trois d'avoir au moins une valeur signalée (Holmes, Clinics in Laboratory Medicine, 2020). Mes 9 valeurs sont dans cet ordre de grandeur, et presque toutes s'expliquent par les conditions du prélèvement.

Mes 9 dépassements, en contexte

  • CK à 224 U/L (laboratoire : 30 à 200) : la séance et le trajet à vélo du matin, voir plus haut.
  • Zinc à 1 157 µg/L (553 à 1 046) : je prends 10 mg par jour, arrêtés 3 jours avant. Le laboratoire signale qu'une légère hémolyse, la rupture de globules rouges dans le tube, peut surestimer le résultat, et une hémoconcentration est une autre piste. Ma whey ne déclare aucun zinc ajouté. Contrôle au retest, à jeun.
  • Iode urinaire à 65 µg/L (au moins 100) : un complément commencé quelques jours avant le bilan, arrêté 3 jours avant, et un seul échantillon, le premier jet à 6 h. Contrôle au retest dans les mêmes conditions.
  • Coenzyme Q10 à 579 µg/L (750 à 1 000) : je n'en prends pas. Mon hypothèse, non vérifiée, est qu'elle circule avec les lipoprotéines et que mon profil lipidique est plutôt bas. Le rapport évoque un complément ; Lumi, interrogé sur la dose, juge les données faibles chez l'adulte en bonne santé et n'en donne pas. Je n'en prendrai pas sans avis médical.
  • HDL à 0,48 g/L (au moins 0,60) : « normal » pour Lucis, voir plus haut. Pour mon médecin.
  • Lymphocytes à 3,7 G/L (1,3 à 3,3) : l'effort du matin ou un début de rhume. Ce chiffre pèse aussi sur l'âge biologique (section 07).
  • Protides à 84 g/L (64 à 83), albumine à 50 g/L (limite haute) : une légère hémoconcentration, après un effort et seulement deux verres d'eau depuis le réveil. Le médecin qui a relu mon rapport pour Lucis a relevé les protides dans sa note.
  • Bilirubine à 17,1 µmol/L (5 à 17) : dépassement minime, après environ 12 heures de jeûne.
  • Un petit écart isolé sur la progestérone, que je laisse à mon médecin.

Ces dépassements m'apprennent peu de chose sur ma santé et beaucoup sur mon protocole. Un bilan se prépare autant qu'une séance : un effort physique, la position du corps, l'heure du prélèvement ou le jeûne suffisent à déplacer certains résultats (Galior et Baumann, Clinics in Laboratory Medicine, 2020). Mon retest corrige ces écarts (section 09). Pour votre propre bilan, une règle pratique : la veille, pas de séance intense, et le matin, pas de trajet sportif jusqu'au laboratoire. Sinon, c'est votre entraînement que vous mesurez.

Faut-il faire ce type de bilan ? Pour qui, et dans quel contexte

 

J'ai fait ce bilan, j'en suis content, et je le referai. Son utilité dépend pourtant de la personne et de sa question : j'ai donc lu ce que la recherche dit des bilans faits sans prescription.

Le regard de la biologie médicale

Les chercheurs qui étudient ces bilans sont presque tous des biologistes médicaux, une profession attachée au passage par un médecin prescripteur. Je présente leur position comme le point de vue de spécialistes du laboratoire. Le constat de départ est neutre : il n'existe ni preuve de bénéfice, ni préjudice mesuré des bilans en accès direct. Ce sont des risques théoriques et des absences de preuve.

Quatre points ressortent de leurs travaux.

  • Un bilan systématique n'allonge pas la vie. La plus grande synthèse disponible, une revue Cochrane d'essais randomisés portant sur plus de 230 000 adultes, ne trouve aucun effet des bilans de santé systématiques sur la mortalité, avec un niveau de certitude élevé (Krogsbøll et al., 2019). Ces essais portent sur des bilans proposés par le système de santé, pas sur des panels de 100 marqueurs, et pas sur des sportifs. Ils disent seulement qu'un bilan « pour voir » n'a jamais montré qu'il faisait vivre plus longtemps.
  • Plus on dose, plus on trouve. C'est le calcul de la section précédente : sans question de départ, la plupart des valeurs anormales sont de fausses alertes, même avec un excellent test (Holmes, 2020).
  • Tous les tests ne se valent pas. En Australie, à peine un test vendu en ligne sur dix a une utilité clinique potentielle, et plus de quatre sur dix sont des « bilans de santé » sans base de preuve (Shih et al., BMJ Open, 2023). Les biologistes européens rangent la vitamine D, la testostérone et le cortisol parmi les tests « bien-être » les plus vendus, tout en reconnaissant des usages utiles au sportif, comme le lactate pour situer un seuil d'effort en endurance (Orth et al., Clinical Chemistry, 2025).
  • Le risque tient à ce qu'on en fait. Les spécialistes de la surmédicalisation s'inquiètent surtout des dosages de testostérone vendus aux hommes qui s'entraînent : le risque tient à la supplémentation ou au traitement que ce chiffre sert à justifier (Gram et al., BMJ, 2024).

Un point les concerne directement pour Lucis. Les biologistes européens distinguent trois façons de faire un bilan sans prescription : l'autotest à domicile, l'autoprélèvement envoyé au laboratoire, et l'accès direct au laboratoire (Orth et al., 2023 ; Shih et al., 2025, Clinical Chemistry and Laboratory Medicine). Lucis relève de la troisième : la prise de sang et les analyses se font dans un laboratoire de biologie médicale. Les critiques sur la qualité des échantillons et leur transport visent surtout l'autoprélèvement, et s'appliquent peu ici. Celles sur le choix des tests et leur interprétation s'appliquent pleinement, et c'est pour cela que je lis mon bilan avec une question en tête.

Pour qui c'est utile

  • La sportive d'endurance. C'est le cas le mieux documenté, à cause du fer : une ferritine basse explique parfois une fatigue que l'on aurait mise sur le compte de l'entraînement (Sim et al., 2019).
  • Le sportif qui s'entraîne beaucoup. Un gros volume justifie de connaître ses réserves en fer et de lire sa CK avec une grille de sportif plutôt qu'avec celle de la population générale.
  • La reprise après une pause ou une blessure. Lee et ses collègues la citent parmi les moments utiles pour faire un bilan. C'est une recommandation d'experts, pas un résultat d'étude.
  • Après 40 ans. Je n'ai trouvé aucune étude qui montre un bénéfice particulier de ce type de bilan à partir de cet âge. Il peut avoir du sens si une question se pose, comme pour tout adulte.
  • La simple curiosité. Elle est légitime, et c'est en partie la mienne. Elle devient utile si elle se transforme en question : « mon fer suit-il mon volume d'endurance ? » vaut mieux que « voyons ce qui sort ».

Quand ce n'est pas utile

Un bilan apporte peu à une personne sans symptôme, sans entraînement structuré et sans personne pour en discuter les résultats : il produit plus de questions que de réponses. Il peut même nuire s'il sert à justifier un complément pris seul, ou à s'inquiéter d'une valeur « normale, non optimale ». Si vous le faites, faites-le avec une question, un médecin traitant pour les valeurs qui interrogent, et l'intention de le refaire dans les mêmes conditions.

À quelle fréquence

Personne n'a établi à quelle fréquence refaire un bilan quand on est en bonne santé (Tolan, Clinics in Laboratory Medicine, 2020). Le rythme de six mois de la formule Care est pratique, il n'est pas démontré. Deux repères aident à choisir le moment : la vitamine D met plusieurs mois à se stabiliser après un changement (voir plus haut), et une TSH doit varier fortement pour que l'écart soit significatif. Mon choix : refaire le bilan au printemps, pour voir l'effet de l'hiver, dans les mêmes conditions que le premier, puis espacer si rien ne bouge.

Vous hésitez à faire un bilan, ou vous en avez un et vous voulez savoir ce qu'il change pour votre entraînement ?

J'en parle avec vous lors d'un bilan complet à domicile, et je vous oriente vers votre médecin pour tout ce qui relève de lui.

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Prise de sang Lucis : préparation, jour J, questionnaire et Lumi

 

La prise de sang Lucis ne se fait pas à domicile. Après la commande, Lucis émet un bon de prélèvement à présenter dans un laboratoire partenaire, sur rendez-vous. Le kit envoyé à domicile sert aux deux prélèvements faits chez soi, l'urine et la salive.

Mes compléments, arrêtés 3 jours avant

Plusieurs de mes valeurs reflètent ce que je prends. Je publie donc la liste complète, par transparence :

  • créatine : 5 g par jour ;
  • vitamine D3 : 2 000 UI, avec 80 µg de vitamine K2 (MK-7), un jour sur deux, dose augmentée de novembre à avril ;
  • oméga-3 : 1 140 mg d'EPA et 570 mg de DHA, les jours sans poisson gras ;
  • magnésium bisglycinate : 200 mg de magnésium élémentaire par jour ;
  • zinc bisglycinate : 10 mg par jour ;
  • vitamine C : environ 500 mg par jour, davantage au début d'un rhume ;
  • NAC (N-acétylcystéine) : 600 mg un jour sur deux, ou au début d'un rhume ;
  • iode : 150 µg un jour sur deux, commencé quelques jours avant le bilan ;
  • whey : une dose de Nutrimuscle Protimuscle Mix Protein environ un jour sur deux ;
  • ashwagandha : une gélule d'extrait KSM-66 (37,5 mg de withanolides) les jours de grosse charge, 2 à 3 fois par semaine au maximum ;
  • glucosamine : 850 mg une fois par jour.

Pas de multivitamine. Tout a été arrêté 3 jours avant le prélèvement, créatine comprise. Ma vitamine D, mon indice oméga-3 (9,58) et mon magnésium disent donc ce que donne ma supplémentation, pas mon statut sans compléments. Ma testostérone, mon cortisol et ma TSH se lisent « sous ashwagandha intermittente, arrêtée 3 jours avant », sans que je puisse dire ni exclure un effet résiduel.

Le jour J, heure par heure

La semaine d'avant : des séances légères à modérées de renforcement et de vélo d'appartement, mes journées de coaching à vélo avec une dizaine de kilos de matériel, aucun alcool, des repas habituels et deux nuits plutôt bonnes.

Le 9 octobre 2026, heure par heure

Veille, 20 h au plus tard

Dernier repas. Café arrêté depuis 24 heures.

6 h

Réveil, recueil d'urine (premier jet) et premier prélèvement de salive.

6 h 30

Second prélèvement de salive, après quelques gorgées d'eau seulement.

Ensuite

Deux grands verres d'eau.

Matinée

Une séance de coaching, puis le trajet à vélo jusqu'au laboratoire.

8 h 17

Prise de sang, après environ 12 heures de jeûne.

Au laboratoire, Eurofins CEF Front de Seine (Paris 15e), accrédité par le Cofrac, tout s'est fait en une vingtaine de minutes. Ce que je referais autrement tient en deux points : aucun effort le matin du prélèvement, et des compléments stables plusieurs semaines avant, sans en commencer un nouveau juste avant le bilan comme je l'ai fait avec l'iode.

Délais : 14 jours pour le laboratoire, 22 pour Lucis

Le compte rendu du laboratoire est arrivé le 23 octobre, 14 jours après la prise de sang, une partie des analyses ayant été envoyée à un laboratoire spécialisé. Le rapport de Lucis, avec le récit et les recommandations, a été validé le 31 octobre, 22 jours après. Si vous attendez vos résultats pour une décision précise, comptez trois semaines.

Le questionnaire

Le bilan s'accompagne d'une dizaine de questionnaires par thème, à remplir avant ou après la prise de sang, et modifiables ensuite. J'y ai passé une trentaine de minutes. Ils mêlent choix multiples et réponses à détailler, et les recommandations croisent ensuite les réponses et les analyses. Je n'y ai relevé aucune erreur d'interprétation. Le rapport, lui, est organisé système par système, avec une page explicative par marqueur, pédagogique et accessible sans formation scientifique.

Lumi, l'assistant qui accompagne le rapport

Lumi est l'assistant conversationnel de Lucis. Pour qui ne prend pas la téléconsultation médicale en option, c'est l'outil qui aide à lire le rapport, et je l'ai trouvé plutôt complet. Le 1er novembre 2026, je lui ai posé une dizaine de questions sur mes résultats.

  • Sur ma ferritine, il l'a croisée avec ma CRP pour écarter une inflammation, et m'a conseillé d'en parler à un médecin.
  • Sur ma CK, quand je lui ai décrit ma matinée, il a reconnu que le contexte « compte beaucoup » et m'a conseillé d'éviter l'effort intense 48 à 72 heures avant un dosage.
  • Il m'a expliqué clairement les deux grilles de Lucis, « médicale » et « longévité ».
  • Il m'a donné la méthode de calcul de l'âge biologique, ce qui m'a permis de le refaire (section 07).
  • Il refuse de donner une dose de complément, pour la Q10 comme pour la vitamine D, et propose de remesurer la vitamine D en février ou en mars.

Ce dernier point compte. Lumi ne connaît de votre situation que ce que vous lui dites : il a intégré mon effort du matin parce que je le lui ai signalé, pas de lui-même. C'est la principale faiblesse des assistants d'intelligence artificielle en santé. Dans un essai randomisé sur 1 298 personnes, les modèles identifiaient seuls la bonne affection dans plus de 90 % des cas, mais les participants qui les utilisaient le faisaient moins bien que ceux qui s'en passaient : l'erreur venait surtout de l'échange, entre des informations incomplètes et des questions mal comprises (Bean et al., Nature Medicine, 2026). Sur des questions de santé posées à cinq chatbots grand public, des experts ont jugé environ une réponse sur deux problématique, avec les plus mauvais résultats en nutrition et en performance sportive, et des réponses formulées avec assurance, rarement accompagnées de mises en garde (Tiller et al., BMJ Open, 2026). Ces deux études ne portent ni sur Lucis ni sur la lecture d'un bilan sanguin. Elles disent seulement qu'un assistant, même bon, ne remplace pas quelqu'un qui connaît votre contexte : votre médecin pour la santé, votre coach pour l'entraînement. Mon conseil pratique : donnez à Lumi votre contexte dès la première question (entraînement de la veille, compléments, heure du prélèvement).

Score Lucis et âge biologique : 85/100, et 24 ans pour 34

 

Lucis résume le bilan en deux chiffres : un score de 85 sur 100, « base solide », et un âge biologique de 24 ans (23,92 selon Lumi), pour un âge réel de 34 ans.

Le score et les dix systèmes

Mon score par système, sur 100

Musculo-squelettique
 
70
Cardiovasculaire
 
77
Inflammation et immunité
 
82
Nerveux et récupération
 
85
Hépatique et digestif
 
87
Métabolique
 
87
Thyroïde
 
88
Hématologie et fer
 
89
Hormones
 
92
Rénal et hydratation
 
93

Trois autres systèmes (santé intestinale, exposition environnementale, défense antioxydante) demandent des analyses complémentaires, que je n'ai pas prises. Je lis ce score comme un repère propre à Lucis : utile pour comparer mes deux bilans entre eux.

L'âge biologique : une méthode publiée, que j'ai pu refaire

Lucis calcule l'âge biologique avec PhenoAge, une méthode publiée par Levine et ses collègues en 2018 (Aging). Elle combine l'âge réel et 9 marqueurs d'un bilan sanguin courant : albumine, créatinine, glucose, CRP, pourcentage de lymphocytes, volume globulaire moyen, indice de distribution des globules rouges, phosphatases alcalines et globules blancs. Construite sur près de 10 000 adultes américains suivis plus de 20 ans, elle prédit la mortalité.

C'est un vrai point fort : la méthode est publique et ses coefficients sont dans l'article. J'ai refait le calcul le 1er novembre 2026 avec les valeurs de mon compte rendu, et j'obtiens environ 22 ans, contre 23,9 chez Lucis. L'ordre de grandeur est le même : le calcul est reproductible.

Deux limites à garder en tête. PhenoAge classe des groupes selon leur risque, il ne pose pas de diagnostic sur une personne. Et il dépend du jour du prélèvement : mes lymphocytes élevés le 9 octobre ont fait baisser mon âge calculé. L'âge biologique devient utile d'un bilan à l'autre, chez la même personne prélevée dans les mêmes conditions. C'est ce que j'en ferai au retest.

Médecin et données : ce que Lucis fait, et ce qu'il ne fait pas

 

Le rôle du médecin

Lucis est un service de prévention, pas une consultation médicale : il ne pose pas de diagnostic et ne prescrit pas de traitement, ce que disent ses conditions générales. Les analyses sont faites par le laboratoire partenaire, et Lucis émet le bon de prélèvement présenté au laboratoire. Mon rapport a été relu par un médecin pour la cohérence du rapport, ce qui n'est pas une consultation : sa note signalait deux points à surveiller, sans rien qui demande une attention médicale particulière. Une téléconsultation de médecine préventive est proposée en option, à 80 €.

En pratique, une valeur qui pose une question de santé se montre à son médecin traitant. C'est ce que je ferai avec mon HDL, ma Q10 et mon zinc, et c'est ce que j'ai demandé à PB de faire avec sa ferritine.

Vos données

D'après la politique de confidentialité de Lucis (version du 30 janvier 2026) et ses conditions générales (version du 5 mai 2026) :

  • l'utilisation de vos données de santé pour la recherche ou l'amélioration des algorithmes repose sur votre consentement explicite ;
  • une partie des données est conservée 5 ans au titre des obligations légales ;
  • vous pouvez demander la suppression de votre compte ;
  • l'hébergement se fait en France, chez des prestataires certifiés pour les données de santé, selon Lucis ;
  • l'abonnement est reconduit automatiquement chaque année, sauf annulation : notez la date dans votre agenda.

Mon retest au printemps 2027

 

La formule Care inclut un second bilan, environ six mois après le premier : le mien tombera vers avril 2027. C'est lui qui donnera de la valeur au premier.

Ce que je comparerai. Les 9 marqueurs de la section 02, plus l'iode urinaire, la Q10 et le zinc. Si certains ne figurent pas dans le second bilan, je les ferai doser à part. Un écart ne pèsera pas le même poids selon le marqueur, puisque certains varient beaucoup d'un prélèvement à l'autre (section 03).

Ma règle de choix. Lucis m'a fait des recommandations. Les gestes de mode de vie (sommeil, alimentation, répartition de l'entraînement), je les choisis seul ; tout complément, ajout ou retrait, passe par mon médecin. Et je change peu de choses à la fois, pour pouvoir attribuer un écart à une cause.

Mon protocole.

- Même laboratoire, même heure, même durée de jeûne.

- Prélèvement pendant la semaine de décharge de mon cycle, sans effort intense dans les 48 à 72 heures précédentes, et trajet en transports.

- Compléments stables les semaines précédentes, arrêtés au moins 3 jours avant.

- Tout écart noté, dans le carnet que je tiens d'ici là.

Les limites que je connais déjà. C'est un cas unique, le mien. La saison sera différente : une vitamine D d'avril ne se compare pas à une vitamine D d'octobre. Ma supplémentation reste un facteur de confusion. La troisième version de cet article paraîtra au printemps 2027, avec des photos du kit et du prélèvement.

Autres services de bilan : Zoī et Alan Précision

 

Non testés · pas d'avis

Je n'ai testé ni l'un ni l'autre et je ne donne pas d'avis. Voici ce que leurs sites annoncent, consultés le 1er novembre 2026.

  Lucis Care (testé) Zoī (non testé) Alan Précision (non testé)
Prix 490 € par an à partir de 990 € (Pulse), jusqu'à 18 000 € à partir de 249 €
Marqueurs annoncés 110 et plus plus de 90 (Pulse) plus de 80
Où prise de sang en laboratoire partenaire centre à Paris (2e), examens sur place bilan sanguin (lieu non précisé ici)
Médecin téléconsultation en option (80 €) au moins une consultation incluse plan d'action personnalisé annoncé
Disponibilité ouvert ouvert sur liste d'attente

Sur mobile, faites défiler le tableau horizontalement.

La différence de structure est nette : Zoī inclut une consultation médicale et des examens sur place, à un autre niveau de prix ; Lucis et Alan Précision partent d'un bilan sanguin. Je n'ai aucun lien commercial avec ces services.

Questions fréquentes sur le bilan Lucis

 
▶   Lucis avis : est-ce que leur bilan sanguin est fiable ?

Oui pour la mesure : la prise de sang se fait dans un laboratoire de biologie médicale partenaire, le mien accrédité par le Cofrac, et les valeurs sont celles du compte rendu du laboratoire. Pour l'interprétation, Lucis ajoute ses propres zones « optimales », plus exigeantes que les normes du laboratoire sur certains marqueurs : à lire comme une cible à viser.

▶   Quels sont les avis sur Lucis ?

Les avis de clients sont regroupés sur la page Trustpilot de Lucis, qui sort en tête de Google sur cette recherche. Pour ma part, j'en suis globalement très satisfait : un prélèvement sérieux, un rapport clair, un assistant prudent, et un délai de trois semaines comme principale limite.

▶   Ça vaut le coup de payer 490 € pour un bilan de plus de 100 biomarqueurs ?

Oui si vous faites du sport régulièrement, avez une question précise et ferez le second bilan, parce que c'est la comparaison entre deux bilans qui renseigne. Moins si vous le faites « pour voir », sans question ni médecin pour en discuter. La formule Discovery, à 190 €, donne une photo sans point de comparaison.

▶   Quel est le prix d'un bilan Lucis ?

En novembre 2026 : 190 € par an pour Discovery (environ 60 marqueurs, un bilan) et 490 € par an pour Care (110 marqueurs et plus annoncés, deux bilans par an, sang, urine et salive). Mon rapport Care compte 144 marqueurs. La téléconsultation médicale est en option, à 80 €.

▶   C'est quoi Lucis Life ?

Lucis, dont le site est lucis.life, est une plateforme française de prévention. Elle fait réaliser un bilan dans un laboratoire partenaire, l'interprète dans un rapport commenté, propose des recommandations et un assistant conversationnel, Lumi. Elle ne pose pas de diagnostic.

▶   Qu'est-ce qu'une prise de sang pour un bilan de santé ?

C'est un prélèvement de sang veineux, au pli du coude, fait dans un laboratoire de biologie médicale, généralement le matin et à jeun. Le laboratoire dose ensuite une série de marqueurs (fer, vitamines, lipides, hormones, inflammation) et rend un compte rendu avec ses valeurs de référence. Chez Lucis, il s'y ajoute un prélèvement d'urine et de salive fait à domicile.

▶   Comment se passe la prise de sang Lucis, et faut-il être à jeun ?

Lucis émet un bon de prélèvement à présenter dans un laboratoire partenaire, sur rendez-vous ; la visite m'a pris une vingtaine de minutes. J'étais à jeun depuis environ 12 heures, café arrêté 24 heures avant. J'ajoute un conseil de coach : pas d'effort intense dans les 48 à 72 heures qui précèdent, ni de trajet sportif le matin même.

▶   Quel délai pour recevoir les résultats Lucis ?

Dans mon cas, 14 jours pour le compte rendu du laboratoire et 22 jours pour le rapport complet de Lucis.

▶   Y a-t-il un code promo Lucis ?

Plusieurs testeurs affiliés proposent des codes à -10 %. Je n'en propose aucun : j'ai payé le tarif plein et je n'ai aucun lien d'affiliation avec Lucis.

▶   Un bilan Lucis est-il utile à un sportif ?

Pour quelques marqueurs, oui : le fer, surtout chez la sportive d'endurance, la vitamine D, et la CK à condition de la lire avec une grille de sportif. Aucun dosage hormonal ne mesure en revanche la charge d'entraînement. J'en tire trois décisions de programmation, détaillées en section 03.

▶   À quelle fréquence refaire un bilan ?

Aucune fréquence n'a été démontrée pour une personne en bonne santé. Le second bilan de la formule Care, six mois plus tard, est un bon repère pratique, à condition de le faire dans les mêmes conditions que le premier.

▶   Un médecin lit-il les résultats, et Lucis remplace-t-il le médecin ?

Un médecin relit le rapport pour sa cohérence, sans consultation, et une téléconsultation est proposée en option. Lucis ne remplace pas votre médecin traitant : une valeur qui pose une question de santé se discute avec lui.

▶   Lucis ou Zoī : lequel choisir ?

Je n'ai testé que Lucis. Zoī propose des check-ups en centre, avec consultation médicale et examens sur place, à partir de 990 €. Les faits sur les deux services sont dans l'encadré de la section 10.

Articles liés

 

Synthèse : mon bilan Lucis en 7 points

 

Synthèse

Si vous deviez retenir 7 choses

1

Je suis satisfait de mon bilan Lucis : un prélèvement en laboratoire accrédité, 144 marqueurs, un rapport clair et un assistant prudent.

2

Le laboratoire donne une norme, Lucis une cible plus exigeante : une valeur « normale, non optimale » est une piste, pas une alerte.

3

Pour un coach, peu de marqueurs changent une décision : le fer, la vitamine D, et la CK lue avec une grille de sportif.

4

Aucun dosage hormonal ne mesure la charge d'entraînement : je la règle sur un carnet de terrain.

5

Mes valeurs hors plage s'expliquent presque toutes par le hasard statistique et les conditions du prélèvement : un bilan se prépare comme une séance.

6

Ce type de bilan est utile avec une question précise et un médecin pour les valeurs qui interrogent ; « pour voir », il apporte peu.

7

La valeur du bilan est dans le second : je le ferai au printemps 2027, dans une semaine allégée, et je publierai la suite.

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Alexis Glomeron, coach sportif à domicile à Paris

À propos de l'auteur

Alexis Glomeron, coach sportif à domicile à Paris (6e, 7e, 14e, 15e, 16e) et à Boulogne-Billancourt. Master 2 STAPS (Paris Descartes), Precision Nutrition Level 1, Girls Gone Strong Pre/Postnatal Coaching Certification, Rehab-U Founding Principles. Carte professionnelle EAPS n°07518ED0026. Plus de 200 clients accompagnés en 8 ans.

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Sources

 

Programmation et marqueurs du sportif

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Bilans sans prescription : le regard de la biologie médicale

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Documents Lucis

20. Lucis. Conditions générales (« Terms & Conditions »), version en vigueur au 5 mai 2026.

21. Lucis. Politique de confidentialité, version en vigueur au 30 janvier 2026.

Pages consultées le 1er novembre 2026

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23. Alan. Présentation d'Alan Précision (alan.com).

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25. Trustpilot. Avis de Lucis (fr.trustpilot.com), page relevée en tête des résultats de Google le 26 octobre 2026.

Blog · Mon Coach de Sport

Blog coaching sportif à Paris : des guides fondés sur la science

Rédigés par Alexis Glomeron, Master 2 STAPS · 8 ans de coaching à domicile à Paris · Entraînement, nutrition, perte de poids, santé & longévité.