Ce blog de sport vous propose des articles en relation avec le coaching sportif, l'entraînement, le fitness, la diététique et le bien-être.
Ce blog de sport vous propose des articles en relation avec le coaching sportif, l'entraînement, le fitness, la diététique et le bien-être.
Découvrez comment intégrer facilement le sport dans votre vie trépidante. Nos articles couvrent tout, du coaching sportif personnalisé à l'entraînement ciblé, en passant par des conseils diététiques adaptés à votre style de vie actif.
29/04/2026
Vous vous entraînez, vous contrôlez votre alimentation, et les résultats stagnent. La réponse est peut-être dans votre nuit : 14 études scientifiques et un protocole en 5 piliers pour transformer votre sommeil en levier de performance réel.
Santé & Bien-être · Cluster Récupération
Alexis Glomeron · Coach sportif Master 2 STAPS · 18 min de lecture
Dans cet article
01 · Ce que le sommeil fait à votre cerveau et à vos muscles
02 · Sport et chronobiologie : le bon timing
03 · Mélatonine, micronutrition et suppléments
04 · Sommeil, métabolisme et gestion du poids
-15,8%
volume de squat après une journée mentalement intense
×1,7
risque de blessure sous 8h de sommeil par nuit
9 min
d'endormissement gagné avec la worry list
14 689
personnes suivies sur le timing d'entraînement
Vous gérez des réunions à 8h, un entraînement à 20h, et vous espérez récupérer en dormant six heures. Ce schéma, je le vois chaque semaine chez mes clients parisiens. Et c'est précisément là que tout se bloque : non pas dans le programme d'entraînement, non pas dans l'alimentation, mais dans la qualité du sommeil.
Le sommeil n'est pas une parenthèse passive entre deux journées actives. C'est le moteur central de votre récupération musculaire, de votre régulation hormonale, de vos capacités cognitives et de votre composition corporelle. Cet article fusionne 14 sources scientifiques pour vous donner une vision complète et actionnelle, de la biologie à l'assiette du soir.
Le sommeil n'est pas un état d'inactivité cérébrale. Pendant les phases de sommeil lent profond, le cerveau active un mécanisme de nettoyage appelé système glymphatique : les cellules gliales se rétractent, permettant au liquide céphalo-rachidien d'éliminer les déchets métaboliques accumulés durant la journée, dont les protéines bêta-amyloïdes associées au déclin cognitif. Une nuit incomplète laisse ces toxines en place. Le résultat se lit dès le lendemain matin : concentration réduite, prise de décision ralentie, irritabilité accrue.
La revue systématique de Bonnar et al. (2018) dans Sports Medicine a montré que l'extension du sommeil à 9 à 10 heures améliorait significativement la performance cognitive et physique des adultes actifs. La mémoire de consolidation, la capacité à maintenir l'effort sur la durée et la réactivité motrice bénéficient toutes d'une durée de sommeil accrue. Ce n'est pas un privilège réservé aux athlètes professionnels. C'est une nécessité biologique.
La méta-analyse de Gwyther et al. (2021) confirme que des interventions ciblées sur l'hygiène du sommeil améliorent la qualité subjective du repos, réduisent la somnolence diurne et influencent positivement l'état émotionnel. Traduit concrètement : meilleures décisions, meilleure gestion de la pression, récupération plus rapide entre deux efforts intenses.
"Dans ma pratique, mes clients qui dorment moins de 7 heures atteignent leur plateau de progression deux fois plus vite. Ils mangent bien, s'entraînent bien, mais rien ne bouge. La récupération incomplète neutralise exactement les adaptations que l'entraînement veut produire."
Alexis Glomeron · 8 ans de coaching à Paris · 200+ clients accompagnés
La fatigue mentale constitue un obstacle encore plus sous-estimé. Une recherche de De Queiros et al. (2020) a mesuré son impact directement : dix hommes entraînés ont réalisé des séries de squats à 70% de leur répétition maximale dans deux conditions, d'abord après une tâche cognitive intense simulant une journée de bureau chargée, puis sans. Le volume de squat a chuté de 15,8% après la tâche mentale, sans que la hauteur du saut vertical ne soit affectée.
Ce résultat éclaire un mécanisme fondamental : les exercices de résistance nécessitant endurance et engagement musculaire prolongé subissent de plein fouet une journée de travail intense. Les efforts explosifs courts y résistent mieux. Planifier une séance de renforcement lourd après 6 heures de réunions, c'est s'assurer un entraînement sous-optimal, quelle que soit la motivation.
À retenir
Préparez chaque séance en gérant votre charge cognitive avant l'entraînement. Une pause de 10 minutes sans écran entre le bureau et la séance suffit à réduire significativement l'impact de la fatigue mentale sur vos performances de résistance.
La question "matin ou soir ?" revient dans presque chaque bilan que je réalise. La réponse courte : les deux fonctionnent. La réponse complète : chacun a des contraintes biologiques qu'il vaut mieux connaître pour ne pas sacrifier son sommeil de récupération.
Creasy et al. (2022) dans Nutrients ont suivi deux groupes pendant 15 semaines : l'un s'entraînait le matin (6h-10h), l'autre en soirée (15h-19h). Aucune différence statistiquement significative sur la composition corporelle ou la perte de masse grasse. L'heure de l'entraînement n'est donc pas le facteur déterminant de vos résultats physiques. Ce qui compte, c'est la régularité et l'adéquation avec votre rythme biologique réel.
En revanche, l'étude de Leota et al. (2025) dans Nature Communications apporte les données les plus précises disponibles : 14 689 personnes suivies pendant un an via WHOOP, soit plus de 4 millions de nuits analysées. Leur conclusion établit une relation dose-réponse claire entre l'intensité de l'entraînement, la proximité au coucher et la qualité du sommeil.
| Intensité de séance | Délai minimal | Impact si non respecté | À 10h avant (effet) |
|---|---|---|---|
| Légère | 4h | +6 min pour s'endormir, -8 min de durée | Neutre à légèrement bénéfique |
| Modérée | 4 à 6h | Endormissement retardé, HRV nocturne réduite | Légèrement améliorant |
| Haute à maximale | 6 à 8h | À 2h : +40 min pour s'endormir, -31 min de sommeil total | Améliore le sommeil (+6 min) |
Leota et al., Nature Communications, 2025. n=14 689, 4,2 millions de nuits.
Un résultat contre-intuitif mérite l'attention : l'entraînement intense pratiqué 10 heures avant le coucher améliore légèrement l'endormissement. Pour un coucher à 23h, cela correspond à une séance terminée avant 13h. L'entraînement matinal devient ainsi doublement avantageux : performance préservée et sommeil amélioré.
La revue de Stutz et al. (2018) dans Sports Medicine apporte une nuance rassurante : l'exercice à intensité faible à modérée en soirée augmente la durée du sommeil profond et réduit le temps en phase légère. C'est précisément le sommeil profond qui orchestre la réparation musculaire et la consolidation mémorielle. Une séance modérée à 20h n'est pas un obstacle, à condition de respecter l'intervalle avec le coucher.
Si le soir est votre seul créneau
Évitez les exercices techniques et lourds (squat, soulevé de terre) après 20h si votre coucher est à 23h. Orientez la séance vers un renforcement avec charges modérées et tempo contrôlé. La séance reste efficace, la nuit reste protégée. Si une nuit courte est inévitable : réduisez l'intensité le lendemain et placez les exercices techniques en matinée.
Cet angle est omniprésent dans la littérature anglosaxonne sur la performance des dirigeants — Huberman Lab, Peter Attia — et pratiquement absent des guides francophones. Hoshikawa (2025) dans le Journal of Strength and Conditioning Research l'a testé sur 38 athlètes d'élite pendant deux semaines. L'intervention était délibérément simple : 20 minutes de lumière à 10 000 lux dès le réveil et 30 minutes sans écran avant de dormir. Sans amélioration des paramètres objectifs de sommeil, les effets sur la performance étaient mesurables.
-15 ms
Temps de réaction
(240 → 225 ms)
↑ Vigor
Score de vigueur POMS significativement amélioré
+2 cm
Hauteur de saut en rebond (p=0,031)
0 €
Si vous sortez 20 min au soleil dès le réveil
La lumière est le régulateur circadien le plus puissant qui existe, bien au-dessus de tout supplément. Une exposition matinale recalibre l'axe cortisol-mélatonine pour toute la journée et amplifie le pic naturel de mélatonine le soir venu. En appartement haussmannien ou en hiver parisien, une lampe à spectre complet à 10 000 lux (moins de 30€) posée à 35 cm du visage pendant le petit-déjeuner produit les mêmes effets.
Votre programme mérite d'être calé sur votre rythme réel
Bilan complet · Paris 6e, 7e, 14e, 15e, 16e et Boulogne · 6h-23h, 7j/7
La mélatonine est souvent réduite à "l'hormone du sommeil". Sa biologie réelle est bien plus riche : produite par la glande pinéale en réponse à l'obscurité, elle agit aussi comme antioxydant puissant, neutralise les radicaux libres produits lors d'un entraînement intense, module la réponse immunitaire et influence la régulation glycémique. Elle est un acteur central de votre énergie et de votre concentration en journée.
🛡
Immunité
Module la réponse immunitaire. Moins de jours perdus sur les phases de charge intense.
⚡
Antioxydant
Neutralise les radicaux libres post-effort. Réduit les lésions musculaires induites par l'exercice.
📈
Glycémie
Influence le métabolisme du glucose. Soutient l'énergie et la concentration tout au long de la journée.
La méta-analyse de Drummond et al. (2023) est claire sur un point fondamental : la supplémentation en mélatonine n'améliore pas directement la performance aérobique ni la force musculaire. Son intérêt est indirect : meilleur sommeil, donc meilleure récupération, donc meilleure disponibilité physique le lendemain. Les craintes autour de la testostérone ne sont pas fondées : les études sur l'homme à doses d'usage courant ne montrent aucune réduction hormonale.
Dosage pratique : des doses aussi faibles que 0,1 à 1,0 mg suffisent pour améliorer la qualité du sommeil chez la majorité des individus. Ces faibles doses minimisent la somnolence résiduelle. La prise se fait environ une heure avant le coucher. Avant toute supplémentation régulière, une consultation médicale reste recommandée.
La bonne nouvelle : vous pouvez optimiser votre production naturelle sans aucun supplément. S'exposer à la lumière naturelle dès le réveil synchronise l'horloge interne et amplifie le pic vespéral de mélatonine. À l'inverse, la lumière bleue des écrans supprime ce pic en inhibant directement la glande pinéale.
Rusu et al. (2022) dans Nutrients ont mis en évidence un lien fort entre la variabilité des horaires de repas et la qualité du sommeil. Les personnes aux horaires alimentaires irréguliers mangent plus tard le soir et choisissent spontanément des aliments plus caloriques, perturbant le rythme circadien. La revue de Sutanto et al. (2020) confirme qu'un apport protéique plus élevé est associé à une meilleure qualité subjective de sommeil : les protéines fournissent le tryptophane, précurseur direct de la sérotonine puis de la mélatonine endogène.
Un levier moins connu complète ce tableau. Okamoto et al. (2025) dans Nutrients, sur 4 568 utilisateurs d'une application de suivi alimentaire, ont montré que l'apport en potassium au dîner est inversement associé au score d'insomnie (p=0,003). Le mécanisme passe par la régulation de la pression artérielle nocturne : un dîner riche en sodium et pauvre en potassium empêche la baisse naturelle de tension qui accompagne l'endormissement.
Favoriser au dîner
✓ Légumineuses — lentilles, pois chiches, haricots blancs
✓ Légumes verts — épinards, brocoli, courgette
✓ Patate douce, avocat
✓ Poisson blanc, volaille
Réduire le soir
⚠ Plats industriels, sauces riches en sel
⚠ Charcuterie, fromages très affinés
⚠ Snacks apéritifs salés
⚠ Eaux très minéralisées (Hépar) le soir
Un nouveau supplément fait l'objet d'études chez les athlètes : l'alpha-lactalbumine (ALAC), fraction de la protéine de lactosérum et principale source alimentaire de tryptophane. La logique est cohérente. Pourtant, Barnard et al. (2025) livrent des résultats en demi-teinte : le temps de réaction s'améliore, mais la qualité subjective du sommeil diminue, le sommeil REM est réduit de 11 minutes et le stress perçu augmente. Ce niveau de résultats ne justifie pas la supplémentation à ce stade.
| Supplément | Niveau de preuve | Utilité pratique | Note 2025 |
|---|---|---|---|
| Mélatonine (faible dose) | Solide | Jet lag, décalage circadien. 0,5-1 mg, 1h avant coucher | Aucun impact sur testostérone |
| Glycine | Prometteur | Abaisse la température corporelle centrale, améliore le sommeil subjectif | Mécanisme validé (Barnard, 2025) |
| ALAC (alpha-lactalbumine) | Prématuré | Résultats mitigés malgré la logique tryptophane | REM -11 min, stress accru |
| Magnésium bisglycinate | Prometteur | Réduit les crampes nocturnes, relaxation musculaire | Carence fréquente chez les sportifs actifs |
| Tart cherry | Émergent | Source naturelle de mélatonine et antioxydants | Mécanisme distinct, complémentaire |
Les conseils nutritionnels d'Alexis relèvent de l'hygiène alimentaire générale (Precision Nutrition L1). Ils ne se substituent pas à un suivi médical ou diététique.
C'est souvent ici que mes clients ont la révélation. Ils s'entraînent, contrôlent leur alimentation, et la perte de poids stagne. La première question que je pose systématiquement : combien dormez-vous par nuit ? La réponse est presque toujours révélatrice.
Un sommeil insuffisant modifie profondément deux hormones régulatrices de l'appétit. La ghréline (hormone de la faim) augmente significativement après une nuit courte. La leptine (signal de satiété produit par le tissu adipeux) diminue dans les mêmes proportions. Le résultat est mécanique : vous mangez plus, vous vous sentez moins rassasié, vos choix alimentaires s'orientent spontanément vers les aliments à haute densité énergétique. Ce n'est pas un manque de volonté. C'est de la biochimie.
Par ailleurs, la privation de sommeil élève le cortisol basal, hormone du stress qui favorise le stockage des graisses abdominales et inhibe la lipolyse. Un excès chronique de cortisol crée un environnement hormonal qui s'oppose directement à vos objectifs de recomposition, même si l'entraînement et l'alimentation sont parfaitement calibrés.
Ce cas illustre parfaitement les résultats de Jabekk et al. (2020) dans le Journal of Sports Medicine and Physical Fitness. Trente hommes ont suivi un programme de musculation identique pendant 10 semaines. Un groupe a reçu en parallèle une éducation basique sur l'hygiène du sommeil. Ce groupe a perdu significativement plus de masse grasse que le groupe entraînement seul. L'entraînement restait exactement le même. Seule la qualité du sommeil a changé l'équation.
| Hormone | Manque de sommeil | Impact concret | Sommeil optimal |
|---|---|---|---|
| Ghréline (faim) | ↑ augmente | Fringales, craquages alimentaires | Appétit régulé |
| Leptine (satiété) | ↓ diminue | Satiété retardée, repas plus copieux | Signal de satiété fonctionnel |
| Cortisol (stress) | ↑ basal élevé | Stockage abdominal, lipolyse inhibée | Récupération nerveuse complète |
| GH (croissance) | ↓ pic tronqué | Synthèse protéique nocturne incomplète | Réparation musculaire optimale |
Ces cinq leviers sont ceux que j'applique systématiquement avec mes clients lorsque le sommeil devient une variable de travail explicite dans leur suivi. Ils synthétisent les recommandations convergentes des quatorze études citées dans cet article et les ajustements que j'ai validés sur le terrain en 8 ans de pratique à Paris.
La constance horaire
Se coucher et se lever à la même heure 7 jours sur 7, week-end compris. La régularité est le premier levier et le plus sous-estimé.
Ce phénomène a un nom : le jet lag social. Il désigne l'écart entre votre rythme biologique en semaine et vos horaires du week-end. Une heure de décalage du lever le dimanche représente, sur le plan circadien, l'équivalent d'un vol Paris-Londres à l'est. Pour beaucoup de mes clients dans le 6e ou le 7e qui "récupèrent" jusqu'à 9h30 le dimanche après une semaine à 6h45, la fatigue du lundi n'est pas psychologique : elle est biologique, et auto-infligée par la grasse matinée elle-même.
La fenêtre lumineuse
Lumière naturelle dès le réveil (10 à 15 minutes à l'extérieur ou près d'une fenêtre), obscurité progressive deux heures avant le coucher. Ce couple synchronise l'horloge circadienne mieux que tout supplément et favorise un pic de mélatonine endogène net et précoce. En hiver ou en appartement, une lampe à 10 000 lux (moins de 30€) posée à 35 cm du visage pendant le petit-déjeuner produit les mêmes effets. Gratuit. Immédiat. Aucun effet secondaire.
Le refroidissement corporel
La température centrale doit baisser de 0,5 à 1 degré pour initier le sommeil profond. Chambre à 18-19 degrés, douche tiède (pas froide, pas brûlante) en fin de soirée pour amorcer ce refroidissement. Évitez les repas lourds le soir : la thermogenèse digestive élève la température corporelle et fragmente les phases de sommeil profond, précisément celles qui orchestrent la réparation musculaire et la sécrétion de GH.
Le sas de décompression
30 à 45 minutes de routine stable avant de dormir : sans écrans, sans sollicitations professionnelles, avec une activité à faible charge cognitive — lecture papier, étirements passifs, respiration abdominale. Ce rituel conditionne le système nerveux autonome à basculer de l'état sympathique vers le parasympathique, réduisant le cortisol résiduel post-journée.
Scullin et al. (2018) dans Experimental Brain Research ont mesuré l'effet d'une worry list rédigée avant de dormir : les participants notant leurs tâches du lendemain sur papier s'endormaient en moyenne 9 minutes plus vite. La clé est contre-intuitive : ce sont les listes de tâches futures (et non les résumés du jour écoulé) qui avaient le plus d'effet. L'écriture décharge le cortex préfrontal des boucles de rumination.
En pratique · 3 minutes
Prenez un carnet papier et listez 3 à 5 tâches du lendemain. Une phrase par tâche. Fermez le carnet. L'objectif n'est pas d'avoir un plan parfait : c'est de sortir les tâches de votre mémoire de travail pour qu'elles cessent de tourner en boucle au moment de dormir.
L'alimentation du soir
Dîner terminé 2 à 3 heures avant le coucher, avec une densité glucidique modérée et une source de protéines complètes pour soutenir la synthèse de mélatonine endogène. Limiter la caféine à partir de 14h (demi-vie de 5 à 7 heures). Favoriser les légumes verts et légumineuses, riches en potassium. Si une légère fringale survient avant de dormir, une petite collation protéinée — yaourt nature, quelques amandes — est préférable à un estomac vide qui fragmente le sommeil.
Les cinq piliers décrits ci-dessus supposent une nuit de qualité. Mais le professionnel parisien connaît ses mercredis soir à 23h30, ses dîners d'affaires qui font glisser le coucher à minuit, ses nuits à 5h30 avant une matinale stratégique. Dans ces cas, la sieste n'est pas un caprice : c'est la stratégie de rattrapage la mieux documentée disponible.
Botonis et al. (2021) dans la Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports montrent que les siestes de plus de 35 minutes améliorent la performance d'endurance, de force, la vitesse de sprint et la puissance. La sieste courte de 20 à 25 minutes améliore la vigilance et la mémoire procédurale sans créer d'inertie de sommeil au réveil.
"Après un dîner tardif à 23h, je recommande une sieste de 20 minutes en début d'après-midi le lendemain plutôt qu'un café supplémentaire. La sieste traite la cause. La caféine masque le symptôme."
Protocole validé
Entre 13h et 14h, jamais après 15h. Alarme à 23 minutes. S'allonger dans le noir ou avec un masque. Pas besoin de dormir : fermer les yeux et ne pas regarder d'écran suffit à réduire la charge cognitive et préparer l'après-midi.
Les wearables (Oura Ring, WHOOP, Apple Watch, Garmin) sont utiles, à condition de comprendre leur niveau de précision réel. Une revue de Schyvens et al. (2024) compilant les études de validation de WHOOP, Fitbit et Garmin conclut : tous les appareils sous-estiment ou surestiment légèrement les durées de phases, mais restent de bons indicateurs de tendance. WHOOP surestime le temps de sommeil total de 8 à 12 minutes selon les études.
La valeur de ces outils n'est pas dans la donnée absolue d'une nuit isolée. C'est dans la corrélation entre les tendances de sommeil et vos performances perçues. Après 3 à 4 semaines de données, vous verrez exactement à quelle heure de coucher vous avez vos meilleures matinées, quel type de soirée dégrade votre HRV nocturne, combien de nuits consécutives à 6h30 dégradent votre temps de réaction. C'est ce que j'exploite avec mes clients lors du bilan complet initial : les données wearable des 4 semaines précédentes racontent souvent plus que l'entretien.
Pour aller plus loin
↗ Coaching sportif à domicile Paris — comment l'approche s'adapte à vos contraintes réelles d'emploi du temps
↗ Crédit d'impôt coach sportif Paris — l'agrément SAP n°SAP835316811 ouvre droit à 50% de déduction fiscale sur chaque séance, de 6h à 23h, 7j/7
↗ Bilan complet — pour définir le programme adapté à votre profil, vos objectifs et votre rythme parisien
Non, à condition de respecter deux règles : terminer la séance au moins 4 heures avant le coucher pour une intensité légère, et 6 à 8 heures pour une intensité haute ou maximale (Leota et al., 2025). Stutz et al. (2018) démontrent que l'exercice vespéral d'intensité modérée augmente la durée du sommeil profond et réduit le temps en phase légère. Ce sont les séances très intenses pratiquées dans les 2 heures avant de dormir qui perturbent l'endormissement de 40 minutes en moyenne et réduisent la durée totale de sommeil.
Entre 7h30 et 9h par nuit pour un adulte actif. En dessous de 7 heures, la synthèse protéique nocturne reste incomplète, le cortisol matinal est élevé et la récupération musculaire partielle. Bonnar et al. (2018) indiquent que l'extension à 9-10 heures améliore significativement les indicateurs de performance. À défaut de prolonger la durée nocturne, une sieste de 20 à 25 minutes en début d'après-midi compense partiellement. Milewski et al. (2014) rappellent que les athlètes dormant moins de 8 heures ont 1,7 fois plus de risques de blessure.
Le manque de sommeil dérègle deux hormones clés : la ghréline augmente et la leptine diminue. Le cortisol, élevé par la privation de sommeil, favorise le stockage des graisses abdominales. L'étude de Jabekk et al. (2020) l'a démontré expérimentalement : deux groupes avec un entraînement identique, mais seul celui ayant amélioré son sommeil a enregistré une perte de masse grasse significative. Travailler sur l'hygiène de sommeil est souvent la clé pour débloquer un plateau qui résiste à tous les autres ajustements.
Ancrez d'abord l'heure de lever, plus facile à fixer que le coucher. En maintenant le réveil à heure fixe chaque jour, l'horloge circadienne se stabilise progressivement, même si le coucher varie légèrement. L'exposition lumineuse matinale renforce ce calibrage. Pour les semaines à agenda chargé, une sieste de 20-25 minutes en début d'après-midi compense sans décaler le cycle nocturne. Plusieurs de mes clients dans le 15e et le 16e ont adopté ce schéma avec des résultats rapides sur leur niveau d'énergie.
Son effet direct sur la performance est limité selon Drummond et al. (2023). Son intérêt est indirect : elle améliore la qualité subjective du sommeil, ce qui soutient la récupération et la disponibilité physique. Les faibles doses (0,1 à 1 mg) sont préférables aux doses élevées. La glycine et le magnésium bisglycinate sont des alternatives bien documentées à considérer en premier. Consultez un médecin avant toute supplémentation régulière.
Programme personnalisé · Paris & Boulogne
Votre bilan complet
Vous méritez un programme fait pour vous, pas pour tout le monde.
Réserver mon bilan completCe que vous venez de lire, d'autres l'ont vécu. À votre tour.
À propos de l'auteur
Alexis Glomeron
Coach sportif à domicile à Paris depuis 8 ans. Master 2 STAPS (Paris Descartes), Precision Nutrition Level 1, certifié Biomécanique Appliquée et Pré/Post-Natal. 74 avis Google 5,0/5 · 200+ clients accompagnés. Interventions dans les 6e, 7e, 14e, 15e, 16e arrondissements et à Boulogne-Billancourt, de 6h à 23h, 7j/7. Agréé SAP n°SAP835316811, ouvrant droit à 50% de crédit d'impôt sur chaque séance.
Sur le même sujet
Sources scientifiques
Stutz J., Eiholzer R., Spengler C. — Effects of Evening Exercise on Sleep in Healthy Participants. Sports Medicine, 2018.
Creasy S. et al. — Effect of Morning and Evening Exercise on Energy Balance. Nutrients, 2022.
De Queiros V. et al. — Mental Fatigue Reduces Training Volume in Resistance Exercise. Perceptual and Motor Skills, 2020.
Drummond F.R. et al. — Is melatonin as an ergogenic hormone a myth? Systematic review and meta-analysis, 2023.
Sutanto C. et al. — Association of Sleep Quality and Macronutrient Distribution. Nutrients, 2020.
Rusu A. et al. — Variability in Sleep Timing and Dietary Intake. Nutrients, 2022.
Jabekk P. et al. — Randomized controlled pilot trial of sleep health education on body composition. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 2020.
Bonnar D. et al. — Sleep Interventions Designed to Improve Athletic Performance and Recovery. Sports Medicine, 2018.
Gwyther K. et al. — Sleep Interventions for Performance, Mood and Sleep Outcomes in Athletes. Systematic review and meta-analysis, 2021.
Leota J. et al. — Dose-response relationship between evening exercise and sleep. Nature Communications, 2025. n=14 689.
Hoshikawa M. — Effects of Nightly Electronic Device Restriction and Morning Bright Light on Sleep and Performance. J Strength Cond Res, 2025.
Milewski M.D. et al. — Chronic lack of sleep is associated with increased sports injuries. Journal of Pediatric Orthopedics, 2014.
Scullin M.K. et al. — The effects of bedtime writing on difficulty falling asleep. Experimental Brain Research, 2018.
Botonis P.G. et al. — The impact of daytime napping on athletic performance. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2021.
Schyvens A.M. et al. — Accuracy of Fitbit, Garmin, and WHOOP versus polysomnography. JMIR mHealth and uHealth, 2024.